browser icon
You are using an insecure version of your web browser. Please update your browser!
Using an outdated browser makes your computer unsafe. For a safer, faster, more enjoyable user experience, please update your browser today or try a newer browser.

Le poisson-grenouille: chapitre 3

Posted by on 20 septembre 2012

CHAPITRE 3: VERS LE NORD…

Depuis déjà trois jours, le Drakkar sillonnait l’atlantique et le voyage était, selon l’avis de Fantasio, très monotone. Le ciel était bleu, sans aucun nuage et la mer n’offrait aucune résistance. Au début, le journaliste appréciait cette atmosphère paisible, mais au fil des jours, elle commençait à lui peser et il avait surtout hâte d’arriver à destination. Le matin du troisième jour, il était donc accoudé au bastingage accompagné de Spip qui observait aussi l’océan avec intérêt et soupirait en regardant la mer moutonner. Après quelques minutes à regarder l’océan sans vraiment le voir, il décida d’aller au laboratoire dans l’espoir d’y retrouver Vivianna. Depuis qu’il l’avait interviewée pour le reportage deux jours auparavant, il s’aperçut qu’il aimait beaucoup discuter avec elle. En fait, il aimait tout simplement être avec elle. Son énergie inépuisable et son sourire l’avaient facilement séduit. Malheureusement, il le savait bien, la jeune femme consacrait sa vie à son travail. Mais ce fait n’enlevait pas le plaisir qu’il avait à être en sa compagnie. Mais en entrant dans le laboratoire, il eut toute une surprise en apercevant Castillo et Kurt discutant sérieusement avec Joséphine et le comte. Assis autour d’une des tables de travail, ils semblaient avoir une conversation plutôt sérieuse. Vivi, en revanche, n’y était pas.

-Oh! Excusez-moi, dit-t-il en voyant qu’il les avait interrompus. Je vous dérange?

-Pas du tout, mon ami, dit le comte. Nous étions seulement en train de discuter d’un message que nous venons de recevoir. Rien d’inquiétant pour nous.

-Pour l’instant, en tout cas, dit Kurt. Un de mes amis qui travaille au Groenland m’a contacté pour me dire qu’il avait entendu dire d’une source fiable que des activités sismiques étranges seraient survenues ces derniers temps dans la région où nous allons.

-Des tremblements de terre sous-marins? Personnellement, je trouve ça plutôt inquiétant, souffla Fantasio.

-Les activités en question ne sont pas très importantes, le rassura le capitaine. Il n’y a aucun danger. Mais ce qui est intriguant, c’est que ces activités ne semblent pas être naturelles.

-Ce que les instruments semblent dire, expliqua Joséphine, c’est que ça ressemble des explosions dans le sol sous-marin. Peut-être qu’il y des choses qui se passent et que nous ne sommes pas au courant. à‡a peut être tout à fait autre chose, cela dit. Ce n’est pas constant, alors…

-Pour l’instant, ça ne nous concerne pas, continua le capitaine. Merci ne nous avoir averti Kurt. Essayez d’en savoir plus, si c’est possible. Je retourne sur la passerelle. A plus tard!

Castillo sorti laissant les quatre autres perplexes.

-Je n’aime pas ce genre de choses… murmura Joséphine. Il ne faudrait pas que nos recherches soient dérangées. Et je n’aime pas les événements inexpliqués.

-Je vais demander à Neils de m’en parler s’il y a du nouveau à ce sujet, dit Kurt en ignorant la remarque de la biologiste. Et je vais contacter les autorités canadiennes et danoises. Elles savent peut-être ce que c’est.

-Parfait, Kurt, merci… répondit-elle distraitement.

-Et vous Fantasio, quel bon vent vous amène? demanda Pacôme après le départ de Kurt.

-Pour être honnête M. le comte, je commence à trouver le voyage un peu long…

-Soyez patient, mon cher. Dans quelques jours, nous arriverons au Labrador, notre première escale. J’avoue, ma foi, que la nature est particulièrement clémente avec nous ces temps-ci, ce qui rend le voyage sans histoire. Nous avons de la chance!

-Oui évidemment… Et, par curiosité, que faites-vous présentement?

-Nous sommes en train de faire des hypothèses sur l’anatomie interne du poisson-grenouille, répondit Joséphine.

-Ah bon… intéressant, dit-il sans conviction.

Voyant qu’il ne semblait pas très enthousiaste à en savoir plus, la biologiste ne s’étendit pas sur le sujet.

-Euh… Vivi n’est pas avec vous? demanda finalement Fantasio.

-Non. Comme elle s’occupe aussi de la gestion, il lui reste un peu de comptabilité à faire. Elle est sans doute au carré.

-Merci. Bon ben, je vais vous laisser travailler. A plus tard!

-Votre ami semble apprécier mon assistante, mon oncle, dit Joséphine après que Fantasio soit sorti.

-Fantasio a toujours été particulièrement sensible au charme féminin, répondit-il. Il faut aussi avouer que Vivianna est fort charmante.

-Effectivement. Mais lorsqu’elle est en colère, elle l’est un peu moins! Cela arrive rarement, mais lorsque c’est le cas, on s’en souvient, vous pouvez me croire! dit-elle en riant.

Elle perdit son sourire rapidement, n’arrivant pas à se défaire de ses pensées.

-Ce détail est vraiment insignifiant, mais il me tourmente, mon oncle, soupira-t-elle. Une activité humaine dans cette région est presque impossible sans en avertir un gouvernement! J’espère seulement que personne… Nom d’une truite mouchetée! Je m’inquiète sûrement pour rien, soupira-t-elle finalement en se renversant par derrière sur sa chaise de travail.

-S’il y avait quelque chose de grave qui se passait, nous aurions été avertis directement, tu ne crois pas? Pas seulement par des rumeurs. Nous devrions nous concentrer sur les recherches.

-Oui… vous avez sans doute raison… Mais la dernière fois que quelque chose d’étrange est arrivé lors d’une mission, ça s’est très mal terminé. Très mal.

***

Comme Joséphine l’avait dit, Vivianna était au carré. Lorsque Fantasio entra, il la vit discuter avec Spirou et Spip, qui était tout près d’elle en train de manger tranquillement des noix sur la table. Comme d’habitude, elle parlait en gesticulant de tous les côtés et en riant à toutes les deux phrases. Spirou aperçu Fantasio entrer et lui fit signe d’approcher.

-Hé! Fantasio! Viens donc te joindre à nous! Vivi était en train de me raconter comment ils avaient réussi à transformer ce vieux bateau de pêche en navire scientifique. C’est tout à fait fascinant!

-Mais c’est toujours fascinant quand vous nous parlez, chère Vivianna!

-Merci Fantasio!

-Vous êtes bien différente de Lotus en tout cas. J’ai essayé d’avoir une conversation avec elle et c’est « mission impossible »!

Vivianna perdit soudain son sourire.

-Vous ne devriez pas nous comparer, Fantasio. Après tout ce qu’elle a vécu lorsqu’elle était dans Médecins sans Frontières… Mais, je ne pense pas pouvoir vous en dire plus. Elle est le meilleur médecin que je connaisse, c’est ce qui compte!

-Oui tout à fait! dit Gil qui vint apporter trois thés chauds. Je vous souhaite presque de tomber malade pour le constater! Ha! Ha!

-Et vous verrez, la mer lui fait du bien. Au fil du voyage, son caractère va s’améliorer. Bon, désolée d’être impolie, mais je vais me faire gronder si je ne termine pas ceci d’ici une heure! s’exclama-t-elle finalement en soulevant une pile imposante de papiers.

Elle replongea donc dans ses calculs tandis que Spirou et Fantasio suivirent Gil dans la cuisine pour discuter un peu. Si le voyage paraissait monotone pour certains, l’atmosphère détendue qui régnait sur le Drakkar le rendait très agréable.

***

Les jours s’égrainèrent ainsi et ils n’entendirent plus parler de secousses suspectes. Plus ils avançaient plus la température extérieure diminuait. En effet, mine de rien, après avoir suivi le courant légèrement vers le sud, le navire remontait maintenant en plein nord. Finalement, ils virent la terre et arrivèrent à un petit village côtier du Labrador. La presque totalité des embarcations amarrées au quai était des bateaux de pêche et la population semblait être en majorité composée d’Inuits. Malgré le soleil de juin, la température ne dépassait pas 10 degrés Celsius, sans compter l’incessant vent du large. Mais, il était convenu dès le départ que le vaccin anti-froid ne servirait qu’une fois rendus au lieu d’exploration, alors l’équipage dût se contenter de manteaux pour un moment. Bien qu’il y avait suffisamment d’ampoules pour toute la durée du voyage, il fallait l’économiser le plus possible au cas probable de complications.

Chacun ayant des obligations différentes, chacun parti rapidement dans différentes directions après avoir débarqué. Le plus heureux de retrouver le plancher des vaches fut sans aucun doute Spip qui s’était fait très discret durant la traversée. Aussitôt à terre, l’écureuil parti devant tout le monde et se mit à courir sur le quai.

-Spip! l’interpella Spirou. Ne t’éloigne pas trop!

-Tu pourrais rencontrer un ours polaire! ajouta Fantasio en riant.

Sachant bien qu’il blaguait, le rongeur continua son chemin en feignant de ne pas l’entendre. Il alla vers une mouette qui s’envolant en poussant un cri strident à son arrivée. Déçu de ne pas voir d’autres animaux dans les parages que ces désagréables volatiles, il sautilla pour aller rejoindre Spirou et Fantasio. Ces derniers accompagnaient Cormoran qui devait acheter des pièces pour le moteur du canot gonflable qui avait décidé d’arrêter de fonctionner durant la traversée.

-Heureusement que je pense toujours à le vérifier régulièrement. Si nous nous en étions rendus compte en plein arctique, nous aurions eu l’air vraiment idiots!

-Dis, Cormoran, commença Spirou. Quel est ton avis sur ces histoires de secousses?

-Bien des choses! Ca peut bien être n’importe quoi! Ce n’est pas très surveillé cet endroit-là . Maintenant que les glaces fondent plus qu’avant, n’importe qui peut y aller faire ces petites activités louches… Mais il n’y a rien qui s’est passé depuis le message que Kurt a reçu, il paraît.

-Je sais bien. Mais c’est curieux tout de même.

Ils entrèrent dans un magasin spécialisé en et en ressortant à l’extérieur quelques minutes plus tard, Fantasio eut un frisson.

-Quelle date sommes-nous aujourd’hui déjà ? demanda-t-il à son ami.

-Le 18 Juin. Pourquoi?

-Quel pays! On ne pourrait pas recevoir du vaccin anti-froid tout de suite?

-Ha! Ha! Très comique Fantasio! s’écria le mécanicien en donnant une tape dans le dos du blond, si forte qu’il en perdit son souffle. On est seulement au 55e parallèle! Lorsqu’on aura dépassé le 60e, à ce moment-là , on en aura besoin, tu peux me croire!

Soudainement, sans avertir, le mécanicien pris les deux journalistes par la manche et les tira derrière une petite maison en pierre.

-Ben voyons! Qu’est-ce qui te prend? demanda Fantasio en replaçant la manche de son blouson.

Cormoran ne répondit rien, mais il observait discrètement la rue en faisant signe aux deux autres de se tenir tranquilles.

-Rien… dit-il finalement. Ce n’est rien. Allez, on peut repartir.

-Tu n’as pas l’impression qu’on nous cache quelque chose? chuchota Fantasio à son ami quand ils furent repartis.

-Ils ont peut-être des histoires que nous devrions pas connaître, tu sais. Mais je n’aime pas trop ça moi non plus, mais on posera des questions lorsque ce sera le moment.

-Tu as raison; c’est inutile maintenant. Il ne nous dira rien de toute façon.

Ils conclurent là leur conversation et, en retournant vers le navire, ils croisèrent Vivianna et Lotus en train de transporter des boîtes de matériel de premier soin et de produits chimiques.

-Cormoran! s’exclama Vivianna. Quelle tête que tu fais!

– Il faudrait que je te parle, docteur, dit-il en ignorant la remarque.

-Moi ça? fit Lotus en haussant les sourcils.

On pouvait voir dans son visage qu’elle savait de quoi il s’agissait. Elle mit la boîte qu’elle portait dans les mains de Spirou sans demander son avis et fit signe au mécanicien de la suivre.

-Qu’est-ce qui s’est passé? demanda la biologiste.

-Aucune idée, répondit Fantasio. Et on aimerais bien le savoir.

-Bof! Ce n’est sûrement pas de nos oignons! dit-elle en haussant les épaules.

-Dis, Vivi, où je dois aller porter cette boîte-là ? demanda Spirou.

-Oh c’est vrai, elle t’a donné ça. Dans le labo, suis-moi!

***

Quelques heures plus tard, toute l’équipe était de retour, le canot gonflable avait son moteur réparé et le Drakkar était prêt à appareiller. Mais tout juste avant de partir, Kurt et Castillo arrivèrent avec une mauvaise nouvelle. Un bouchon de glace leur bloquait le chemin et la seule solution était de faire un long détour par la nord.

-Le voyage sera un peu plus long, mais ça vaut mieux, ajouta le capitaine. Le Drakkar n’est pas un brise-glace, alors pas de risques inutiles!

– Quelle poisse… soupira Fantasio. Je croyais que le pôle nord était en train de fondre…

-Contrairement à ce que l’on peut croire, Fantasio, dit Vivianna, l’arctique ne se réchauffe pas uniformément. Il y a même des endroits où ça s’est refroidit. Ce qui est sûr, c’est qu’il est de plus en plus imprévisible!

-Heureusement que tu es là pour m’expliquer tout ça Vivi, lui dit-il avec un regard charmeur. Mais son interlocutrice n’eut comme réaction qu’un soupir signifiant clairement: « Ce n’est vraiment pas le moment! »

-Hum.. Bon, je disais ça comme hein, bredouilla Fantasio un peu déstabilisé de la voir avec cet air.

-M’ouais… vous feriez mieux plutôt de vous préparer, on repart bientôt.

Peu après, le navire reparti effectivement pour longer la côte et s’enfoncer encore plus vers le nord. Si Fantasio trouvait le voyage monotone lors de la traversée de l’atlantique, son opinion changea totalement à ce moment-ci. Le paysage majestueux de constituait de falaises et de fjords profonds et une faune sauvage les habitait. Sur des petites îles rocailleuses, un nombre impressionnant de phoques entraient et sortaient de l’eau allègrement. Quelques icebergs flottaient nonchalamment, mais rien d’inquiétant, le radar annonçant une voie bien plutôt dégagée.

Une heure après avoir levé l’ancre, ils croisèrent d’autres îles, mais cette fois-ci plus montagneuses et recouvertes entièrement de macareux. Quelques uns de ces gros oiseaux au bec triangulaire et coloré volèrent d’ailleurs très près du navire et Fantasio put prendre de superbes clichés.

Le matin suivant, ils se réveillèrent dans une épaisse brume et le Drakkar avait considérablement ralenti son allure. Cormoran était monté à la vigie afin de mieux guider le pilote à travers cette purée de pois. Malgré l’efficacité du radar, ils ne pouvaient pas se permettre de prendre de chances. La presque totalité de l’équipe était montée à la passerelle pour avoir la meilleure vue sur les manœuvres d’Ike. Le paysage était néanmoins magnifique. Les pics rocheux sortant de la brume semblaient flotter dans le ciel.

Le Drakkar avança ainsi lentement et sûrement pendant quelques heures, puis la brume se dissipa aussi mystérieusement qu’elle était apparue. Ils purent alors accélérer l’allure et quittèrent finalement la mer du Labrador pour arriver dans la baie de Baffin. L’océan arctique n’était plus bien loin, mais il restait encore à traverser un ensemble d’îles avant d’arriver enfin à destination. Et d’ici là , ils avaient un détroit bouché à contourner. C’est pour cette raison que le Drakkar s’arrêta alors que les premières îles étaient en vue.

Castillo ordonna qu’on aille vérifier l’état des lieux. Si les glaces s’étaient un peu dégagées permettant ainsi au navire de passer, beaucoup de temps serait gagné. Ike y alla donc en reconnaissance avec le canot gonflable accompagné des deux journalistes. Après quelques minutes, le pilote stoppa le canot, mais avait l’air tourmenté.

-Quelque chose ne va pas, Ike? demanda Spirou.

-Je ne comprends pas… Ça devrait être ici, mais il n’y a rien! Le passage s’est complètement dégagé!

-Quelle chance alors! fit Fantasio réjoui.

-Oui mais… non, je ne comprends vraiment pas. Je n’ai jamais rien vu de tel. On dirait que le bouchon n’a jamais existé. Il n’y a plus aucun morceau de glace, aussi petit soit-il! C’est inouï¯! Nous n’avons plus rien à faire ici; je vais faire demi-tour.

Nerveusement, le pilote fit faire un virage de 180 degrés au canot. Il n’aimait pas la situation, car il n’y trouvait aucune explication logique. A leur retour, ils virent toute l’équipe qui était présente sur le pont pour les accueillir.

-Alors? s’écria Castillo au-dessus du bastingage lorsque le canot fut à portée de voix.

-C’est incompréhensible! répondit Ike. Il n’y a plus de bouchon du tout! C’est une bonne nouvelle pour nous, mais très étrange. Comment une mer de glace de trois kilomètres de long et de plusieurs dizaines de large a-t-elle pu s’évaporer ainsi en quelques jours? C’est à croire que Sedna nous a fait une faveur, mais j’en doute.*

-Oui, très étrange… murmura le capitaine. C’est le second événement inexpliqué depuis le début de ce voyage, avec ces secousses mystérieuses.

-Vous oubliez le retour du poisson-grenouille qui est un cas inexpliqué en soi! ajouta le comte. Bien que la nature soit pleine de surprises, il se pourrait que ces événements ne soient guère naturels…

Il eut soudainement un silence pesant. Chacun semblait être pris dans ses pensées

Les journalistes repensèrent à l’événement qui avait eu lieu à terre. Ils se demandaient bien ce que Cormoran avait vu et ce qu’il avait dit à Lotus. Le mécanicien était alors en train de remonter le canot sur le navire et il n’accordait qu’une oreille discrète à la discussion.

Tout à coup, un puissant jet d’eau en forme de chou-fleur surgit de la mer les sortit brusquement de leurs pensées. Deux autres le suivirent à quelques secondes d’intervalle.

-Des baleines boréales! s’écria Vivianna en pointant furtivement dans leur direction.

-Comme si elles nous disaient qu’on avait assez perdu de temps… dit Joséphine avec un demi-sourire. Elles ont raison.

-Nous partons, ajouta Castillo.

Ils retournèrent tous deux à l’intérieur suivis par le reste de l’équipe. Seuls Spirou, Fantasio et le comte restèrent.

-Vous ne semblez pas trop inquiet de la situation, M. le Comte, observa Spirou.

-Pour l’instant, ces incident ne perturbent que très peu nos recherches. Ils sont étranges, certes, mais nous avons vu bien pire, n’est-ce pas?

-Oui, c’est certain, mais de voir toute une équipe s’inquiéter comme ça, ce n’est pas très rassurant.

-Voilà le danger, mon jeune ami. L’inquiétude est un sentiment qui se transmet si facilement. Toute cette ambiance un peu lourde n’est sûrement que passagère.

-En tout cas, j’espère seulement que les problèmes ne nous tomberont pas directement sur la tête! soupira Fantasio. Dire que j’avais peur que ce soit un voyage sans histoires, me voilà rassuré…!

-Un voyage sans histoires? désolé Fantasio, mais je ne vois pas de quoi tu parles; en avons-nous déjà connu? se moqua Spirou.

Le Drakkar déploya ses voiles et repris sa route vers l’océan arctique.

*Sedna est la déesse de la mer chez les Inuits. Elle est, entre autres, responsable de toutes les humeurs de l’océan.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *