Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

L'actualité du journal qui va avec la série

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heijingling
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par heijingling »

Gaston Lagaffe a écrit :Concernant Lambil, je trouve que si son dessin a bien sur décliné, cela reste pas mal vu son âge et moins pire que ce qui est arrivé à d'autres dessinateurs (Leloup, Hermann, Morris et sa photocopieuse....). En fait, si je prends en compte toutes les séries Spirou dessiné par le même dessinateur durant des décennes, Lambil s'en tire pas mal, surtout comparé à des gars comme Gos ou Kox....
Oui, c'est ce que je dis, Lambil maîtrise encore les formes, ce que n'arrivent plus à faire Leloup ou Hermann, avec leurs personnages qui partent de travers. Ses crayonnés sont bons, mais il n'a plus la main assez sûre pour l'encrage, il faudrait qu'un autre fasse l'encrage pour lui pour redonner sa vitalité à son dessin.
Kox n'a pratiquement pas bougé depuis 40 ans, il répète toujours les mêmes gestes, et Gos, dessinateur honnête, s'est malheureusement adjoint son fils Walt, qui n'a pas bénéficié de l'atelier Peyo et n'a pas la même maîtrise des bases que son père.
Gaston Lagaffe a écrit :Tiens au fait il y a quelqu'un qui a remarqué que la plupart des séries de l'âge d'or de Delporte ont duré moins longtemps/ont eu moins d'albums que les classiques de l'époque Martens ou de la fin des années Delporte dans le cas de séries comme Les Petits hommes. Je me demande si c'est une des raisons que la période Delporte est bien considéré.
Original, ton point de vue; en général l'argument est qu'une série dure plus longtemps parce qu'elle se vend bien, et si elle se vend bien c'est parce qu'elle est bonne (je précise que ce n'est pas mon point de vue...)
Gaston Lagaffe a écrit :Déjà à la base, les séries étaient meilleurs, mais je suis pas certains qu'avoir un nouveau album Gil Jourdan ou Johan et Pirlouit ou un nouveau gag de Gaston chaque semaine durant 40-50 ans cela aurait été souhaitable.
Faudrait regarder dans le détail. Déjà Spirou avait moins de pages à l'époque de Delporte, dans les années 50-60, qu'après 1964 où il passe à ses 52 pages quasi définitives, donc moins de séries. Et puis, les reprises à la mort de l'auteur de séries qui marchent se faisaient moins que maintenant, et enfin, on a quand même eu pas mal de Schtroumpfs et de Boule et Bill, et des reprises de Sybilline, de Johan et Pirlouit et de Benoit Brisefer, et même du Flagada, dont aucune ne plaide en faveur d'une reprise de Gaston :ouah:
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Gaston Lagaffe
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par Gaston Lagaffe »

Je parlais de 40-50 ans avec les auteurs originaux voir même avec les auteurs de l'âge d'or d'une série ayant eu plusieurs auteurs (vous imaginez Spirou animé par Franquin de 1946 jusqu'à sa mort ? :mrgreen: ). Ce que je voulais dire est que je trouve qu'une des raisons que l'équipe Delporte a une bonne réputation est parce qu'ils ont au final pas trop étiré la corde.
Celui qui a le plus étiré sa série jusqu'au bout, Morris, a fini par devenir un punching-bag dans les années 90 où s'était de bon ton de se moquer de sa photocopieuse alors qu'à coté son copain Franquin qui produisait peu ou pas du tout était vénéré. Il y a aussi Roba qui a fait pleins de Boule et Bill, mais comme je n'ai jamais aimé la série je ne peux pas dire s'il y a eu un déclin contrairement à Morris qui avec son dessin moins efficace réussit à rendre moyen un des meilleurs scénarios post-Goscinny (Le Klondike).

Il faut dire que j'ai commencé à fréquenter des forums BD en 2004-2005 et dans le temps c'était dans le bon ton de taper sur les vieux auteurs qui continuaient des séries alors qu'ils avaient plus rien à raconter: Uderzo, Cauvin, Tibet, Duchateau, Seron...Bref tous les gloires des années 50-70 dont les séries avaient souvent 30-60 tomes et tu sait même pas pourquoi ça se vendait encore. En comparaison, il y a eu moins de tomes de Spirou par Franquin (même si c'est l'auteur le plus productif), de Gil Jourdan, de Johan et Pirlouit par Peyo (même pour les Schtroumpfs il y a eu plus de tomes après sa mort que de son vivant) ou si on va chez les concurrents d'Astérix écrit par Goscinny ou Tintin, souvent parce que l'auteur est mort prématurément ou a arrêté la série ou était moins productif dans le cas d'Hergé ou Franquin en ce qui concerne. Je me demande si une des raisons de l'aura de l'équipe Delporte est que la plupart n'ont pas fini comme vieux radoteurs qui devaient absolument sortir un album par an de leur série la plus vendeuse. D'ailleurs j'ai souvent vu nommé comme faisant parti des meilleurs séries de Cauvin celle qui ont eu peu de tomes (Pauvre Lampil, Godaille et Godasse).

C'est d'ailleurs pour ça que j'attends de lire le nouveau Tuniques Bleues avec impatience vu que maintenant Lambil a un nouveau scénariste. ;)
Vive Gil Jourdan !
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par heijingling »

Gaston Lagaffe a écrit : Je parlais de 40-50 ans avec les auteurs originaux voir même avec les auteurs de l'âge d'or d'une série ayant eu plusieurs auteurs (vous imaginez Spirou animé par Franquin de 1946 jusqu'à sa mort ? :mrgreen: ). Ce que je voulais dire est que je trouve qu'une des raisons que l'équipe Delporte a une bonne réputation est parce qu'ils ont au final pas trop étiré la corde.
D'accord, j'avais pas compris :dors: Bon, c'est le sujet de désœuvré, de Trondheim, où il pense que les auteurs de BD vieillissent mal, parce que dans la BD, "souvent axée sur le principe de série, il y a répétition de personnages, de codes, de ficelles narratives, tics graphiques. Le terrain idéal pour toute forme de sclérose. C'est encore plus flagrant lorsqu'on fait une série qui marche." Il a d'ailleurs fait mourir son personnage vedette , Lapinot. Avant de le résusciter, certes (c'est pratique, les multiverses).

Mais oui, c'est sûr qu'à la base, Johan et Pirlouit était meilleur que Chevalier Blanc, Gil Jourdan que Ric Hochet et Gaston Lagaffe que Taka Takata, et de plus ces séries se sont arrêtées (quelle que soit la raison) avant de faiblir. Il n'y a pas beaucoup de séries qui restent excellentes pendant 30 ans et plus par toujous le même auteur; Peanuts, Krazy Kat...
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Message par heijingling »

Numéro 4403 du 31/08/2022

Ici la présentation illustrée par jeepcook viewtopic.php?t=230&start=2331

Retour de Louca, de la série plutôt que du personnage, puisque le nouvel épisode s'intitule L'histoire de Nathan, et Louca n'y apparait pratiquement pas. Que penseront les lecteurs qui découvriront en album avec ce tome d'une série nommée Louca dans laquelle ledit personnage est inexistant? C'est, poussé à l'extrème, le problème de la troisième dimension du franco-belge. La première dimension, dans les années 1930-1940, était les histoires venues du feuilleton, improvisées page par page, semaine après semaine, telles que les premiers Tintin, les Spirou de Rob-Vel, de Jijé, Tif et Tondu de Dineur. La deuxième dimension a été celle des histoires pensées pour tout un album, le règne des scénaristes classiques tels Goscinny, Charlier, Greg, qui a amené le moule des 48cc dans lequel ces mêmes scénaristes ont parfois pu se sentir à l'étroit, mais du moins, la plupart du temps, en achetant un album, on avait le début et la fin d'une histoire. La troisième dimension, développée surtout à partir des années 90, est celle des histoires pensées sur tout un cycle, nécessitant de s'étaler sur plusieurs albums 48cc, devenu dès lors un carcan. Si cela a pu apporter des histoires plus complexes, subtiles, profondes, le fait est tout de même que quand on achète un album d'un personnage ancien, comme les Tuniques bleues, dont la nouvelle aventure, dessinée par Lambil auquel est adjoint pour la première fois un autre scénariste que Cauvin en la personne de Kris, se poursuit cette semaine, on a quasi toujours une histoire complète, avec l'avantage de pouvoir débuter la série par n'importe quel album sans être perdu, l'apprécier et décider de lire d'autres volumes dans l'ordre que l'on veut, ou même sans ordre. De même que dans la vraie vie, on peut rencontrer quelqu'un à n'importe quel âge, enfant, adolescent, jeune adulte, adulte mûr, vieux, et devenir amis. Au contraire, dans les séries actuelles telles que, parmi celles du Spirou de la semaine, Louca et A-Lan, on doit commencer l'histoire par le premier album pour suivre, et le personnage disparait lorque l'histoire est achevée, nous épargnant certes les séries se prolongeant sur des dizaines de volumes vidés de substance, mais en contrepartie résumant les personnages à des marionnettes réduites au rôle que leur créateur leur a assigné au départ, ne pouvant développer leur personnalité propre au delà de ce qui a été prévu. Pour continuer la métaphore, les personnages des vieilles séries étaient comme des amis que l'on retouvait à notre convenance, avec des passages à vide, ceux des nouvelles peuvent nous prodiguer des histoires plus efficaces, plus professionnelles, mais la relation que l'on a avec eux serait celles de collègues de bureau que l'on voit dand un cadre fixe, débordant rarement au delà d'une bière après le travail.
Et ce phénomène touche maintenant Spirou, dont l'épisode qui se termine cette semaine, après avoir été interrompu sans explication,se révèle (à suivre), on ne sait quand.

Fin également de Superino. Si dans le premier volume on a vu, par la reprise de gags de l'éphémère Mic Mac, déjà créé par Trondheim avec Keramidas pour le numéro 4277 du 1er avril 2020 spécial rachat par Disney, d'où est venue cette envie de Trondheim de parodie de super héros, celui-ci a au fur des épisodes poussé plus loin la caricature avec le super méchant ridicule Poulpino, l'ambiguïté avec la sexy Super Gazza, et, comme au temps de Frantico, l'humour scato.

Le Spirou de Schwartz, Guerrive, Abitan et Doucet reviendra (car il n'est pas mort, le directeur de Dupuis parlant bien à la fin de l'épisode d'une "retraite bien méritée" pour ce personnage) on ne sait quand, mais on aura à partir du numéro 4407 un Spirou chez les fous par Libon. Que Gaston Lagaffe se rassure, il ne lui fera pas subir le traitement que Dave McKean et Grant Morrison ont fait subir au super héros sombre (ils le sont tous devenus depuis quelques années, mais lui a été le premier) dans Arkham asylum.

Une histoire courte d'A-Lan, sans lui (décidément) mais avec sa copine, dans laquelle les Beka ont fait preuve, pour une fois, d'humour drôle, avec une histoire originale sur les correcteurs automatiques.

Théo Grosjean et Anna Maria Riccobono ajoutent une nouvelle facette à Elliot au collège en mélant jeux vidéos et paysage urbain (dans lequel ils ont glissé une voiture à la Trondheim, étroite comme une moto). Floris introduit encore une fois une juste et loufoque révolte chez son Capitaine Anchois, et Pascal Colpron a fait l'exercice toujours intéressant de redessiner une planche d'autrui dans la Leçon de BD.
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par heijingling »

Numéro 4404 du 07/09/2022

Ici la présentation illustrée par jeepcook viewtopic.php?t=230&start=2332

Léon et Léna suivent l'actualité des enfants, la rentrée des classes, qui est ainsi aussi le thème d'un amusant Raowl dans un inhabituel décor scolaire, d'un Willy Woob dans lequel Bernstein et Moog s'en donnent à coeur joie sur les sacs à d'os et styl'os assortis, et des strips de La pause cartoon (d'amusants Tash et Trash de Dino, Fifiche du Proprofesseur de Lécroart et Des gens et inversement de Berth).

Cela fait trois fois de suite que ce crétin sûr de lui de Coach se fait renvoyer dans les cordes, cette fois par les auteurs de Léon et Léna Clémence Perrault et Damien Cerq et leur scénario délirant, et j'en remercie Jorge Bernstein, Philippe Bercovici et Robin Le Gall. Peut-être finira-il par perdre son arrogante assurance? Cela nous promet encore de bons gags.

Une histoire courte de Tofy, sa troisième dans Spirou, première en tant que dessinatrice et scénariste. Un gag de deux pages dans lequel un enfant écureuil se plaint d'être harcelé par des caïds de sa classe, sa mère l'envoie simplement se coucher en lui disant de ne plus y penser, et celui-ci passe évidement une nuit blanche d'angoisse. Pourquoi sa mère ne l'a-t-elle pas rassuré au moins en lui disant qu'elle allait en parler à son prof (sa prof? Il m'est difficile de déterminer le sexe d'un écureuil). Cela n'a pas de sens. Sinon, le dessin est mignon mais assez impersonnel, rien que dans Spirou, il ressemble aux dessins d'animaux de Dav, en plus sage.

L'autre histoire courte du numéro est par l'autrice des Poulettes, Armelle. Max, un petit garçon féru de science et utilisant (paradoxalement) la magie et Darwin, son chat raleur, nous instruisent sur le biomimétisme. Le dessin est amusant, la mise en scène réussie, mais cette nouvelle série éducative sur la science contemporaine peine à trouver son équilibre entre humour, clarté et précision. C'est toutefois prometteur pour une première histoire.

Nous en sommes déjà à la moitié de la première histoire des Tuniques bleues de Lambil sans Cauvin et, s'il ne s'est pas encore passé grand chose du point de vue de l'action, on ne s'y ennuie pas, une véritable ambiance a été créée avec cette Irish melody, et la relation complexe entre Blutch et Chesterfield est juste et judicieusement exploitée, ce qui donne un ton particulier et réussi à cette histoire de Kris.
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par heijingling »

Numéro 4405 du 14/09/2022

Ici la présentation illustrée par jeepcook viewtopic.php?t=230&start=2336
richard a écrit :
Napo972 a écrit : Bonjour à tous.
Je viens de lire ce spécial détectives annoncé pour les 40 ans de "bloche".
Comment dire?
Le résultat,une fois de plus,ne correspond pas du tout à l'annonce ,et à l'attente suscitée...
Une fois encore je regrette l'entourloupe : la couv de Dodier (parfaite) puis rien de Dodier (ou presque : une illustration) dans le journal !
Je ne comprends pas bien vos récriminations. Spirou avait annoncé que dans ce numéro spécial pour les 40 ans de J.K.J. Bloche, nombre d'auteurs allaient lui rendre hommage, et c'est exactement ce que l'on a. Et la couverture annonce bien le contenu du journal, ses amis sont venus souhaiter un bon anniversaire à Jérome en dessinant des BD en son honneur. Et puis, soyez réalistes, Dodier n'aurait pu réaliser pour un magazine de 52 pages une histoire de 44 pages comme il l'avait fait pour la première histoire de Jérome dans le Spirou album + numéro 4 de 1982. C'est néanmoins encore un numéro tour de force de la part de la rédaction et des auteurs, puisque toutes les histoires courtes et les gags y sont des histoires de détective, la plupart en trench-coat et chapeau mou.

Tout d'abord, La plus belle des surprises est un titre à double sens, la première étant celle que Jérome veut, pour une fois, faire à Babette pour son anniversaire, la seconde étant celle que nous font Vehlmann et Hamo (qui a publié quelques histoires courtes dans Spirou et, comme musicien, participé au Boyz Bande dessinée) sur des révélations en effet surprenantes et amusantes sur le passé de Babette.
Puis une histoire de Marc et PepNicoby et Ory ont placé un criminel ressemblant fort à Dodier, et, après l'histoire précédente consacrée à Calder, nous montrent cette fois le fameux solex de J.K.J. Bloche quasi transformé en sculpture d' Arman ou de Tinguely.
Enfin, une histoire un peu plus longue (7 pages), Docteur Witt et Mr..., un scénario de David Boriau dans l'esprit de Green Manor pour un dessin aux effets de brume très expressifs de Cédric Debard.

Dans les gags, Pascal Jousselin se met en scène avec un clin d' œil à Jérome, à Gaston Lagaffe, et un hommage à la bande dessinée en général. Suivent les Fabrice, hilarants en trench-coat et chapeau mou, Nelson, ou plutôt Floyd seul, qui a besoin d'un détective, où Bertschy glisse, en plus de Jérome, Le Joker, Satanas et Diabolo et un petit gros au chapeau mou que je n'ai pu identifier. Le détective Willy Woob avec son fidèle assisrtant chien Kiki nous découvre le vrai visage de son propre dessinateur, Nicolas Moog. Un excellent Capitaine Anchois à Paris sous la Révolution avec le détective Louis L. Louis. Dans La pause cartoon, Lécroart dessine Jérome et Babette mis en abyme à la recherche d'un gag que, à l'instar des Fabrice, ils trouvent par le fait de le chercher. Grotesque de Soulcié mène aussi l'enquète, et considère un marsupilami sur la paroi d'une grotte comme un dessin d'enfant puisque "l'animal représenté, c'est n'importe quoi". Enfin, Cromheecke et Thiriet représentent Jérome faisant le facteur délivrant tardivement, car en solex, Spirou aux abonnés, et l'elfective Hyeronymus K. Hyeronumus Blotz, un amusant et bien mis en scene gag de Pernille de Dav et Ciryl Trichet.
Avec en plus une instructive et drôle Leçon de BD de Romain Dutreix et un jeu de Cerq et Tyst avec Batman, Miro et un Spiroubole, pour moi, un numéro écologique (zéro déchet, quoi)...
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Numéro 4406 du 21/09/2022

Ici la présentation illustrée par jeepcook viewtopic.php?t=230&start=2337
Napo972 a écrit : le récit "la vie en slip",sur 4 pages,est disons assez brouillon pour ne pas dire indigeste.
qui a envie de lire tous ces textes,pour un récit non passionnant,avec un dessin assez primaire,et aux couleurs bâclées?
c'est ce que j'appelle dans un autre de mes posts du remplissage.
Je n'aimais pas trop La vie en slip lorsqu'elle paraissait dans Spirou il y a des années, mais j'apprécie plus maintenant le dessin de Steve Baker, une base FB avec un trait plus acerbe. Je ne suis par contre toujours pas le bon public pour les gags, et ces quatre pages sont de la pub pour la série de dessin animé, pour laquelle le dessinateur en fait un peu trop ("c'est drôle, rythmé, dense, malin, bien fichu. Je suis un peu jaloux devant ce super beau boulot"). Ceci dit, l'intérêt du trait de Baker ressort par contraste avec son adaptation en dessin animé, où il est lissé, et perd ce qui lui donne sa valeur.
L'Édito des Fabrice, prenant La vie en slip au pied de la lettre, renouant avec les débuts de la série, montre bien que ce qui peut passer de la part de gamins passe moins de la part d'adultes, et inversement (je pense au nombre de gags sur l'obsession sexuelle du petit Spirou).
Napo972 a écrit :je plains de tout mon coeur Bercovici d'avoir accepté de dessiner le coach sur des scénarios de Bernstein(,) censé nous faire au moins sourire...
J'aime beaucoup cette série. Elle est originale par son personnage et les situations induites, les gags sont donc singuliers, et j'aime les caricatures faites des auteurs du journal. Par contre, par son côté régulier, cela devient un peu systématique, peut-être une parution plus épisodique serait-elle plus goûteuse, comme ces méchants de série qui surviennent au moment où on ne s'y attend pas. Ceci dit, celui de cette semaine avec Midam et Lao Tseu est assez savoureux.

On a également une nouvelle histoire des Petits métiers méconnus, série de Vincent Zabus avec chaque fois un dessinateur différent, ce qui est une bonne idée pour faire ressortir la diversité des mondes imaginaires de cette série. Cette fois c'est Alexandre Clérisse, pour un dessin plus tendre, mais aux coloris toujours aussi contrastés que ses albums fantastiques au scénario perturbant de Thierry Smolderen.

Le dessin de Schwartz annonçant les prochaines aventures de S et F (Seccotine et Fantasio, pas Spirou) est engageant, mais laisse augurer, une fois de plus, un Fantasio un peu benêt (avec, une fois de plus, ces inertes yeux mi clos).
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Numéro 4407 du 28/09/2022

Ici la présentation illustrée par jeepcook viewtopic.php?t=230&start=2345

Très belle couverture, intrigante et drôle à la fois.
J'aime beaucoup ce que fait Libon, tant comme dessinateur, en tant qu'amateur de tronche d'ahuri (©Trichoco), que comme narrateur, avec ses très efficaces ellipses, et m'attendais, dans la lignée de son œuvre, et dans celle de Jul, également dessinateur comique, à un Spirou chez les fous hilarant. Mais Jul est certes l'auteur de Silex and the city, mais aussi le scénariste des derniers Lucky Luke, soit non pas des histoires courtes où le rire est concentré, mais des histoires longues où le rire est parsemé, et c'est sur ce modèle habituel qu'est construit leur Spirou. L'histoire en elle-même commence étrangement, sur un quasi monologue de Spirou sur six pages, un Spirou vaguement typé extrème-oriental par ses yeux et son nez, et un Spip inhabituel, énorme boule de poils très expressive, et évidente personnalité dominante dans le couple qu'il forme pour le moment avec Spirou vu l'absence de Fantasio.

Fin d'Irish melody, premier Tuniques Bleues de Kris, qui m'a, excès de sentimentalisme de ma part peut-être, touché, en particulier par la relation développée entre Blutch et Chesterfield. L'histoire comprend bien moins de péripéties que la plupart de celles de Cauvin, mais il est tout de même prenant, et malgré une révélation finale très improbable mais qui passe par l'humour avec lequel elle est traitée, c'est un épisode à l'ambiance particulière que j'ai trouvé convaincant. En dépit des faiblesses d'encrage de Lambil, il y a quelques belles scènes, plans d'ensemble comme plus intimes. À noter que, comme indiqué en dernière case, Kris s'est associé à Emmanuel Michalak pour storyboarder son scénario, sans doute pour le présenter comme le faisait Cauvin. J'ignore dans quelle mesure Lambil l'a suivi.

Une excellente histoire courte, La clairière s'amuse, où Damien Cerq traite d'un sujet bien actuel avec un humour cruel, soutenu par une ingénieuse mise en scène minimaliste de Thomas Priou.

Dans les gags, même minimalisme de mise en scène aussi réussi pour un Crash Tex sans dialogue de Dab's, au contraire des strips de Willy WoobBernstein et Moog jouent autant sur les dialogues que sur le dessin (avis aux amateurs de jeux de mots idiots). Salma et Libon réussissent à renouveller leur strip ultra contraignant dont les lecteurs sont la star. Un Capitaine Anchois encore plus luxuriant que d'habitude, dans lequel Floris parvient à superposer trois gags en une planche. Floris qui est la victime cette semaine d'un Coach de plus en plus excentrique et de plus en plus perdu, vu par Bercovici, Bernstein et Le Gall. Nob réussit un nouveau Dad, sur le thème de l'acteur raté.
Quelques surprises, de mon point de vue: je ne suis pas fan de Terence et Bud de Mab, dont je trouve dessin et gags peu originaux, mais celui de ce numéro est amusant et bien réalisé, pas non plus de Laurel, mais sa Leçon de BD est bien vue, et son point de vue sur les failles des super-héros est amusant, de même que le Pernille de Dav et Trichet en voix off, et la délectable publicité pour l'album de Superino, qui vérifie le fait que celui-ci est en deça du canular bâti autour de lui.

Enfin, un savoureux jeu de Joann, avec des personnages du journal atteints du syndrôme de Jérusalem, et, dans les rubriques, Munuera se sort très bien de sa présentation des BD de ma vie, avec un point de vue personnel et juste tant sur les personnages les plus connus, comme Corto Maltese, que sur ceux d'auteurs espagnols peu ou pas connus du côté franco-belge de la BD.

Et en supplément pour les abonnés, le stripbook Mucho concerto, "une palpitante aventure du Crumble Club et son très bien orchestre", d'Alfred et Olivier Ka, qui se déroule à toute allure, dense et vraiment drôle. Les strips du Crumble Club sont souvent bons, mais cette historiette lui permet de donner toute sa puissance.
" Monólogo significa el mono que habla solo." Ramón Gómez de la Serna dans ses Greguerías.
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

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Numéro 4408 du 05/10/2022

Ici la présentation illustrée par jeepcook viewtopic.php?t=230&start=2347
Napo972 a écrit :parmi les "nouveautés",nombre me plaisent,notamment cette semaine Clérisse que je connaissais pour ses superbes albums avec smolderen,tout comme les soeurs gremillet".
mais dans les 2 cas,ce sont des auteurs qui sont arrivés dans le journal après avoir déjà fait leurs preuves depuis des années dans d'autres récits , chez d'autres éditeurs.
car j’avoue que depuis quelques temps,il y a quand même pas mal de remplissage dans notre journal.
chez dupuis l'exigence pour avoir l'honneur d’être édité dans le journal n'est plus la même...
Je réagis là-dessus car dans la rubrique Spirou et moi, Thomas Labourot, le dessinateur d'A-Lan, exprime en dessin sa fierté d'être publié dans Spirou, et explique que "être prépublié, cela signifie quelque chose pour [lui], parce que le journal a encore une certaine aura. Rien que le fait qu'il s'intitule Spirou veut dire qu'il porte en lui cette histoire des grands dessinateurs qui fait que [j'en suis un moi-même]".
Maintenant que les supports sont plus nombreux, avec le numérique, la presse papier a perdu de sa superbe, mais reste encore mythique pour certains dessinateurs et éditeurs, bien que moins pour d'autres. Il est vrai aussi que Labourot n'est pas un jeune auteur, et il y a moins de découvertes de nouveaux talents par le journal qu'il y a quelques dizaines d'années (tout de même), mais il y a encore, comme depuis toujours, les mini-récits et les jeux pour servir de banc d'essai (c'était là que Tome et Janry avaient débuté dans Spirou).
Et même si ce ne sont pas des auteurs débutants, Spirou permet aussi de faire découvrir des auteurs par ailleurs peu connu du grand public, comme on le voit cette semaine avec ce qui semble une nouvelle série de strips (ou bien des strips isolés? Aucun présentation n'est faite, malheureusement) sur des gamins lecteurs de mangas, Otaku, de Maria-Praz et Nena, qui avaient publié une BD de poche dans le 4383, ou avec la troisième histoire courte de Perdus, planète inconnue, la série SF avec un enfant et un robot, et peut-être ce qui va devenir un animal de compagnie, de Thomas Bidault et Betbeder. À l'inverse, le supplément de cette semaine est une BD de poche de la série Animal Jack, signée Kid Toussaint et Miss Prickly, soit un auteur et une autrice qui font tous deux de très grosses ventes ailleurs que dans le catalogue Spirou.
Napo972 a écrit :Pour faire la publicité du catalogue dupuis il y a depuis 2015 mega spirou,qui remplit très bien son rôle.
Le journal de spirou a toujours été un hebdomadaire bd de pré publication.
Et c'est quand même le top de lire gags et recits avant que ceux ci soient publiés en albums.
Il faut préserver cet atout pour ce magazine qui est quand même dans sa 85eme année.
c'est un record pour la presse franco-belge.
Mais c'est vrai qu'on n'a plus cette information sur la couverture du journal.
Curieux de connaître la pertinence de cette décision...
DESPERA a écrit : jeu. 15 nov. 2012 Je n'ai pas aimé le retour de Kid Paddle. Pas tellement sur les planches en elles même mais plutôt sur le fait qu'elles nous soient livrées de manière aléatoires, sans logiques, et en discontinuité. Même si ce sont des gags il y a quand même des personnages que l'on suit, et là c'est impossible ! Y'a même des personnages que je ne connais pas. Soit Dupuis publie Kid Paddle comme tout autre série, soit il arrête. Mais cette façon de faire est plutôt étrange...
Je réagis aussi à ces remarques à l'occasion de la parution simultanées des deux premiers albums de Léon et Léna, de Cerq et Clémence Perrault. En effet, les auteurs ont dit que certains gags ont été spécialement dessinés pour les album, et sont donc inédits dans le journal. C'est un argument de vente, mais là où le bât blesse, c'est que certains gags publiés dans le journal font suite à certains qui n'apparaisssent qu'en album, et sont donc incompréhensibles, comme deux des strips de cette semaine. C'est aussi un manque de respect pour les lecteurs de l'hebdomadaire.

Dans les gags classiques, j'ai apprécié, comme souvent, Crash Tex, de Dab's et Gom, avec Blatman (qui ressemble à s'y méprendre à son presque homonyme) en invité, l'Édito des Fabrice, avec une mise en abyme, Capitaine Anchois, de Floris, qui a affaire à de petits voyous qui taguent son raffiot, les gags de La pause cartoons, de Lécroart, Berth, Soulcié (et une authentique Vénus préhistorique) et Dino, le Bulletin d'abonnement de Cromheecke et Thiriet, et Dad, de Nob, face à Ondine qui s'émancipe.

Mais la bonne surprise de la semaine est le début d'une histoire de Flix, auteur d'un Spirou à Berlin en allemand, sur le marsupilami, qui commence dans la jungle sud américaine. Agréablement surpris par, dans son dessin très franco-belge, un encrage au trait doublé, loin de la ligne claire, ce qui est normal, puisqu'on est dans le journal de l'école rivale, de Marcinelle, mais très dynamique, et même virevoltant avec son étonnante, démystifiante et amusante vision d'Alexander von Humbolt (en V.O. dans le texte).
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heijingling
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par heijingling »

Numéro 4409 du 12/10/2022

Ici la présentation illustrée par jeepcook
viewtopic.php?t=230&start=2348

Suite de L'animal de Humboldt, de Flix, avec un marsupilami sur une belle pleine page. Suite aussi du Spirou chez les fous, de Jul et Libon, qui peine à m'enthousiasmer, je le trouve trop linéaire, avec un Spirou que l'on se contente de suivre, présent dans toute les scènes, et trop dénué de décors et personnages, un manque de la folie douce qui me plait dans les autres œuvres de Libon.

Deuxième histoire courte de Sorciers et Souriciers, qui est donc, comme son nom l'indique, une nouvelle série magie, qui est encore trop peu avancée pour que je puisse juger de ce qu'elle deviendra, après l'amusante introduction par un bonimenteur dans le premier épisode. Mais on sent le plaisir et la liberté qu'a Steve Baker à la dessiner, et les couleurs pastels d'Hélia lui donnent une saveur particulière.
L'autre histoire courte du numéro est un mini-récit d'une aventure de Marc et Peps, de Nicoby et Oiry, qui tirent parfaitement parti du cadre du mini-récit avec leur huis-clos, les décors, accessoires et personnages réduits au strict nécessaire, et une enquête jouant sur l'ambiguïté, dont on ne sait pas vraiment si elle a été réelle ou était simplement la Murder party du tire.

Deux gags du Petit Spirou de Janry accompagnent la couverture, et j'ai surtout apprécié celui de Elliot au collège, de Théo Grosjean et Anna Maria Riccobono qui continue à étoffer son univers avec le grand'père d'Elliot, celui de Kid Paddle de Midam, Patelin , Ian Dairin et Angèle, où, une nouvelle fois, son papa invente une mythologie aux objets du quotidien (la planche à repasser, cette fois), et celui du Coach, de Bercovici et Bernstein, qui propose aux auteurs de Pernille, Dav et Cyril Trichet, que celle-ci remplace Fantasio auprès de Spirou pour créer un Spirou et Fantasy, dans une parodie de Seccotine remplaçant Spirou dans sa dernière aventure.

On ne quitte pas la fantasy, puisqu'est annoncée pour le mois prochain Trésor, une nouvelle série sur une bande de gamins (une de plus; plus d'un tiers des séries de Spirou ont des enfants pour personnage principal) dans un univers merveilleux (une de plus; plus d'un tiers des séries de Spirou prennent place dans un univers merveilleux, fantastique ou SF).
Enfin, le bulletin d'abonnement de Cromheecke et Thiriet, habituellement en un seul dessin gag, se développe cette semaine en un strip.

Déception par un conseil de Pascal Colpron dans sa Leçon de BD, bien trop commercial et condescendant, affirmant qu'"il faut viser la plus grande clarté sur tout, car lorsqu'on fait de la BD, on doit toujours garder en tête le lecteur, or le lecteur moyen, il lit vite." C'est exactement l'opposé de ce qui est écrit dans la préface (anonyme, signée "l'éditeur") de Missié Vandisandi, de Hermann (auteur à succès), chez Dupuis aussi: "Ce n'est pas une histoire pour lecteur mou, fatigué, paresseux ou distrait, car Hermann le prend tout-à-fait au sérieux, son lecteur, et le considère donc comme un partenaire estimable, respectable, intelligent."
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par heijingling »

Numéro 4410 du 19/10/2022

Ici la présentation illustrée par jeepcook viewtopic.php?t=230&start=2349

Une couverture Blorking dead, de Midam, qui prend de l'avance sur Halloween, et témoigne de la dorénavant immense popularité chez les jeunes et les commerçants de cette fête qui n'existait quasiment pas en Europe il y a à peine vingt ans, autrement, Tinlot s'en serait donné à cœur joie. En écho, si cette semaine les Kid Paddle de Midam, Pujol, Dairin et Angèle sont mignons, le Game Over de Midam, Benz, Adam et BenBK est assez cruel, avec la princesse rotie vivante. Et sur Midam, qui travaille dorénavant en studio, comme on le voit, a du temps pour se consacrer à la peinture, et je renvoie à son interview intéressante et surprenante pour qui ne connait que son travail en BD, car traitant de la gestuelle en BD et en peinture, de Giacometti, ou encore du public de l'art contemporain.

Quatre strips d'une nouvelle série, ou bien publicité? En effet, Brad Rock, the gold digger, de Jilème, qui a sporadiquement publié dans Spirou et un peu plus dans Mickey dans les années 90, et surtout comme dessinateur de presse, va bientôt sortir en album suite à une campagne Ulule. Peu à dire, sinon que je trouve que son style fait très Spirou années 70, plus précisement ressemble à celui d'assistants de Fournier comme Gégé.
Autre auteur sporadique (seulement 72 gags de son personnage depuis 2015), Benus et son ours jaune (?) Harry, mélange de dessin bubblegum mignon avec de grosses touches de cruauté, proche en cela de Kinky et Cosy, de son ami Nix, qu'ils ont d'ailleurs réalisé ensemble entre 2015 et 2017 pour Spirou en version soft (Nix publie ailleurs une version parfois pas assez grand public pour Spirou depuis 1998). Et pour ceux qui s'y intéresseraient, un dessin animé de Kinky et Cosy existe, sans rapport avec Spirou https://www.youtube.com/channel/UCzaQA_ ... g/featured (je développerai un jour sur ces séries polymorphes qui paraissent à la fois dans Spirou et ailleurs).
Capitaine Anchois, tiens, de Floris, qui cette semaine tente de piller un dragon japonais dans une histoire courte, parait aussi ailleurs, et tout n'est pas repris dans Spirou.
Autre histoire courte cette semaine, l'Encyclopédingue, de Sti, qui nous raconte l'histoire vraie de la brosse à dent, pas si dingue que ça donc, même si on est loin de l'Oncle Paul. Et la 495ème histoire de Cédric, et la première sans Cauvin, avec Laudec qui s'en sort assez bien pour ses débuts comme auteur complet.

Surpris par Le Coach qui cette fois s'attaque à Ced, Gorobei et Waltch pour ce que je n'ose encore qualifier de série, Denise et Charles, puisque ces personnages n'ont eu que deux occurences. Bercovici et Bernstein comblent d'ailleurs le manque de matière avec l'invocation de multiples autres personnages, de Lucky Luke au marsupilami (présent donc deux fois dans ce numéro, après avoir été si longtemps mythique dans Spirou) en passant par Elliot. Elliot, dont la famille s'élargit, toujours entre le gain en assurance et la fragilité, un beau personnage de Théo Grosjean et Anna Maria Riccobono. Dad, enfin, auquel Nob fait jouer le rôle qui lui va le mieux de perdant magnifique.

Dans les strips, Soulcié dans Grotesque nous donne son point de vue sur les relations, peu tendres selon lui, entre Néanderthal et Sapiens, celui-ci, nous quoi, dans le rôle du méchant.

Enfin, dans les rubriques (je me rattraperai la semaine prochaine sur les séries (à suivre)), Clémence Perrault , dessinatrice de Léon et Léna, ne nous cite, dans Les BD de sa vie, que des auteurs qui paraissent ou ont paru dans Spirou, Amelia Navarro, dessinatrice espagnole, m'apprend l'existence de El pequeño país, supplément jeunesse du célèbre quotidien El país, dans lequel paraissait Le petit Spirou et d'autres BD franco-belges, mais qui a disparu en 2009 (témoignage de la crise internationale de la presse). Et pour finir en beauté, on nous annonce le retour de Morvan et ses gros sabots, qui va mettre en scène, avec Evrard (anciennement E411 dans Spirou sous Tinlot) non pas Spirou (on vient d'en sortir), ni Champignac (récent aussi), ni Mademoiselle J. et Ptirou (idem), mais cette fois, des AdS dans la résistance...
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par heijingling »

Numéro 4411 du 26/10/2022

Ici la présentation illustrée par jeepcook viewtopic.php?t=230&start=2355
longshot a écrit :J'anticipe un peu la prochaine chronique de heijingling, mais mettre François Hollande en couverture de Spirou, à l'occasion du spécial Halloween, fallait quand même l'oser.

Mathieu Sapin lui-même a été surpris de cette interprétation, car objectivement, il est aussi à l'avant plan que l'ancien président, tous deux fuyant ce qui est la réelle menace, les fantômes et zombies ayant investi l'Assemblée nationale, car eux seuls s'en rendent compte, les autres héros, de Spirou et Fantasio aux Tuniques bleues en passant par Louca, Gretchen ou Raowl ne manifestant au mieux qu'un vague étonnement.
L'histoire courte du Ministère secret, pleine d'électeurs et de députés fantômes, intelligent et amusant clin d'œil à Halloween oblige, annonce le retour de la série de Sapin et Sfar dans Spirou, après l'interruption du dernier épisode, due à sa prépublication dans Libération.

Comme tous les numéros spéciaux, ou à thème, celui-ci regorge d'histoires courtes, et outre Le ministère secret, nous avons droit à un Banquet improvisé, dessiné par Princesse Barbare, sur un scénario original encore une fois d'Alfwen, un gentil Halloween familial, au ton des récits de Noël des Spirou d'antan; puis Vorace, une historiette d'amour et d'horreur, joliment dessinée par Mobidic, mais plus simple et attendu que ce qu'elle et Augustin Lebon ont déjà réalisé pour Spirou (numéro 4398). Enfin, une histoire de Benoît Dahan et Cyril Liéron, invités dans Spirou car considérés comme "magiciens de l'étrange, dont le talent singulier n'a pas échappé à la rédaction". Ces deux auteurs ont en effet signé une BD que j'ai bien aimée, inventive, amusante et pertinente au sujet, "Dans la tête de Sherlock Holmes", bien qu'elle ne soit pas si exceptionnelle dans son traitement que l'annonce du numéro 4408 le laissait supposer, et l'histoire de ce numéro est un jeu de pliage, comme l'a fait entre autres Lécroart dans Spirou et à L'Association, mais l'idée est bonne, de faire assembler aux lecteurs eux-mêmes des chimères monstrueuses.

Conclusion de L'histoire de Nathan, nouvel épisode de Louca de Bruno Dequier, terriblement japanime dans la double page composée de mutiples flash-backs (où Louca a enfin une réelle présence), et manga dans la narration et la mise en page de la dernière page, mais sur une forte base FB, comme le souligne l'auteur en faisant évoluer ses personnages dans le lycée André Quanfrin.

Les séries de gags, du Petit Spirou à Willy Woob, Tash et Trash, Grotesque et jusqu'au Bon d'abonnement et la pub appropriée pour le dernier Zombillénium sont aussi consacrées à Halloween, ainsi que la toujours amusante Leçon de BD de Romain Dutreix, où il se victimise encore, d'un sort, bien évidemment, cette fois.

Enfin, Bienvenue dans ma bibliothèque présente celle d'Alfred, allant des grands classiques BD et romans populaires aux auteurs contemporains et faisant honneur à cet auteur, qui confie choisir ses livres aussi en fonction des éditeurs, ce qui montre l'importance d'une ligne éditoriale honnête et non fluctuant au gré des modes.
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