Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

L'actualité du journal qui va avec la série

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heijingling
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par heijingling »

Numéro 4412 du 02/11/2022

Ici la présentation illustrée par jeepcook viewtopic.php?t=230&start=2357

Spirou a toujours eu besoin, financièrement, de publier des publicités, mais alors que celles-ci, la plupart ciblées jeunesse, pouvaient porter aussi bien sur des friandises que sur des vêtements, avec parfois des pubs sous formes de BD que les plus grands dessinateurs du journal, de Franquin à Peyo, ont commis, depuis quelques années, elles ne concernent pratiquement plus que les albums publiés par le groupe de médias financier de divertissement auquel appartient les éditions Dupuis. Et celles de ce numéro, chacune pour un album Dupuis non prépublié par le journal, sont révélatrices chacune des ambiguïtés actuelles de Spirou . Tout d'abord, l'annonce du dernier Ministère secret de Sfar et Sapin, dont le titre, discrètement indiqué en petit en bas ("Le sphincter de Moscou") explique en partie le pourquoi de la prépublication de cet épisode dans Libération plutôt que dans Spirou (mais le prochain épisode sera normalement prépublié dans notre magazine de prédilection). Ensuite, CitiZen, un album réalisé pour les jeunes ados, fait par un studio, pas moins de cinq auteurs/trices, dont une jeune et jolie vedette du monde du spectacle, seule mise en avant par sa photo.
Une des ambiguïtés du magazine s'exprime par la dilution des spécificités de Spirou. Beaucoup a été dit sur l'unformisation de l'école de Marcinelle, en particulier avec les auteurs du Studio Peyo (de Francis à De Gieter et Derib et Wasterlain, ces deux derniers ayant néanmoins développé une vraie personnalité graphique). Mais que dire alors de l'uniformisation actuelle d'auteurs/trices, souvent venus du dessin animé, illustrée par la nouvelle série débutant cette semaine, Trésor, dont la dessinatrice, Pauline De La Provôté, a un dessin (couleurs directes étalonnées, atténuation des noirs, visages poupins, tendance kawaï en un mot) indiscernable d'autres que l'on a vu ces dernières semaines ici-même (Miss Prickly pour Animal Jack, Mobidic, Princesse Barbare...). L'autrice dit par ailleurs avoir "beaucoup aimé composer le physique de Trésor et sa bande", alors que les visages de chacun des trois enfants sont rigoureusement identiques, et ne se distinguent que par leur coiffure, caractéristique que l'on retrouve dans les mangas des grands studios, les personnages étant simplifiés pour le passage éventuels à l'animation (simplification que l'on a vu en acte il y a quelques semaines pour l'adaptation en dessin animé de La vie en slip). Autre tendance, il s'agit une fois de plus d'une série avec des enfants pour personnages principaux, de même que pour la série annoncée pour le numéro spécial Noël, Les Amis de Spirou, de Morvan et Evrard, autrement dit, Spirou retourne à son penchant des années Pinchart (1987-1993) vers une infantilisation, soit l'opposé des années Doisy et Delporte, qui avaient vu une maturation des personnages (Spirou avait grandi, Jacquot avait laissé Valhardi au profit de Gégène, Jijé avait délaissé Blondin et Cirage pour Jerry Spring, et en 1958, vingt ans après sa création, il n'y avait plus dans Spirou que deux séries avec des héros enfants, Saki, de Hausman, et Tom et Nelly, de Bielsa et Joly).

Cette tendance a d'ailleurs donné lieu à une péripétie amusante: le marsupilami de Flix, qui avait débuté de manière originale avec une satire d'Alexander von Humboldt dans la jungle, est devenu une histoire pour enfants, où nous suivons une petite fille aidant le marsupilami à retrouver ses enfants, est déjà paru en un album qui a excité l'ire d'un critique d'Actuabd: "Voici un album jeunesse digne de la série, enfin c’est ce que l’on croyait jusqu’à ce que nos héros entrent dans un club où dans le décor se dissimule -un peu trop peu pour le public du Marsu- des scènes de partouze." https://www.actuabd.com/Le-Marsupilami- ... ns-l-avion Malgré les dénégations et justifications de Stéphane Beaujean, directeur éditorial de Dupuis, il faut bien avouer que la scène en question, qui a paru dans le numéro de cette semaine, montre des danseuses aux poses plus que lascives, le marsupilami lui-même y est dessiné interloqué par ce qu'il voit, comme quoi Flix est conscient de sa provocation.

Ceci dit, Théo Grosjean et Anna Maria Riccobono ajoutent cette semaine une nouvelle dimension à leur série Elliot au collège, montrant qu'une série sur des personnages enfants n'a pas à être par nature superficielle et vaine, n'y s'efforcer à une profondeur artificielle.

Spirou chez les fous, de Jul, Libon et Alex Doucet, sur lequel je suis jusque là mitigé, prend un tournant qui pourrait s'avérer intéressant, Fantasio étant à la recherche du possesseur "des notes et croquis préparatoires des créateurs de Spirou et Fantasio", car il veut absolument connaitre ses origines, ce à quoi Spirou lui répond qu'"un auteur de bande dessinée n'est qu'un artiste comme un autre...et en aucun cas le dépositaire de nos origines réelles...même si tu trouvais ce fameuses "notes", cela ne voudrait pas dire que tu aurais la réponse sur ta création!", soit une approche qui pourrait être intéressante, en tout cas à suivre, sur la propension actuelle à vouloir traiter l'imaginaire comme le réel (ici, vous mettrez les références que vous voudrez).

Dans le nouvel épisode des Petits métiers méconnus, Vincent Zabus retrouve son complice Thomas Campi, avec qui il a réalisé plusieurs albums mais qui dessine pour la première fois cette série.

Enfin, dans ce numéro décidement dense et surprenant, Yoann révèle avec Les BD de sa vie des goûts fort éclectiques, de Moëbius à Paul Pope et Blutch pour les grands graphistes, à l'absurde de Goossens, mais aussi à la culture bis de Jamie Hewlett (ce qui se voyait) mais aussi des Tikitis (dérivé de Lucha libre, de Jerry Frissen et Fabien M).

Surprises jusqu'au supplément, un Carnet de voyage en Caroline du Nord, où, en 13 petites pages, Nicolas Moog parvient à méler l'anecdotique attendu, les retournements de situation, et un hommage à un légendaire musicien "hillbilly" (plus proprement dénommée musique des Appalaches, ou Mountain music), ou folkloriste, Bascom Lamar Lunsford, pour ceux qui voudraient mettre une BO sur leur lecture de Black squaw https://www.youtube.com/watch?v=-FHUi_M427Y
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jeepcook
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par jeepcook »

Merci heijingling pour ton assiduité et la complétude des analyses que tu apportes sur notre journal.

J'aime beaucoup ;
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heijingling
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par heijingling »

Merci. Je n'avais pas prévu au début de le faire toutes les semaines, j'avais dans l'idée de le faire de temps en temps, si un truc m'interpellait, et puis, je me suis pris au jeu. J'essaie de maintenir une balance entre le factuel et l'analyse, et si il y a des gens que cela intéresse, tant mieux, même si ils ne sont pas d'accord avec ce que j'écris. Mais jusqu'à présent, personne n'a exprimé un désaccord, comme quoi, je dois être dans le bon :ouah:

Et je ne pourrais pas faire cela sans ta propre rubrique, très complète, avec nombre d'illustrations et des liens, sans laquelle mes analyses seraient vides et abstraites pour ceux qui ne lisent pas le journal, et même pour ceux qui le lisent, il peuvent lire ma rubrique en regardant les illustrations sans avoir à aller rechercher leur magazine.
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par heijingling »

Numéro 4413 du 09/11/2022

Ici la présentation illustrée par jeepcook viewtopic.php?t=230&start=2358

On se souvient de la déception ayant affecté certains à la lecture du numéro 4405, spécial JKJ Bloche qui contenait peu de travaux de Dodier (ce qui ne me choquait pas, puisque ce numéro était consacré au personnage, et pas à l'auteur). Ici, à l'inverse, dans ce numéro consacré non à Nob, ni même à sa série Dad, mais à son adaptation en dessin animé, on trouve quatre pages d'entretien avec l'auteur de la BD, sur les coulisses du projet. Encore une fois, nombre d'auteurs planchent sur la série à l'honneur, mais, à la différence du spécial JKJ Bloche, il s'agit cette fois, en dehors de Libon, uniquement d'auteurs extérieurs à Spirou, qui y apparaissent pour la première fois. Remarque importante, le DA ne s'appelle pas Dad, mais Les filles de Dad (Les filles à papa?), et une page est ainsi dédiée à chacune des filles, par Libon, Sess (un auteur de BD et illustrateur essentiellement jeunesse), David Gilson (idem, mais aussi graphiste Disney, et auteur de Bichon, un personnage original dans la bande à Tchô! https://cestcommeca.net/portraits/david-gilson/ , et sans rapport avec l'autre Gilson de Spirou, François), et Buche (également de la bande à Tchô!). Dans la mesure où les deux autres auteurs invités, Loran Crenn (qui, comme Fabrice Parme, a été très influencé par le style UPA et qui, comme Sess, introduit des personnages absents de la série et produits pour le DA) et Karim Friha parlent des coulisses de la série, à laquelle ils ont vraisemblablement participé, sans doute en est-il de même des autres auteurs, ce qui expliquerait leur présence, mais rien n'est dit sur ce choix sinon énigmatique. La politique éditoriale de Spirou est décidement parfois absconse.
Je note non sans perverse satisfaction que dans son entretien Nob parle, comme moi la semaine dernière, du "penchant rond de l'audiovisuel mondial", en ajoutant que "les personnages sont plus caricaturaux dans le DA que dans la BD, il y a un peu moins de nuance qu'en album".

Moog et Bernstein consacrent également leurs strips de Willy Woob à cet évènement, ainsi que Bercovici, Bernstein et Robin Le Gall qui font fondre leur Coach sur le malheureux Nob, contraint de renommer sa série, mais la bonne surprise est trois pages de L'atelier Mastodonte, qui jasent dessus, y compris Nob, avec beaucoup de dérision.

La couverture est bien sûr consacrée au monde des dessins animés, et si j'ai bien reconnu Mickey, Bob l'éponge et Sailor moon, Panda m'est plus énigmatique (Signé Cat's eyes?) ainsi que Bébérénice.

Les Fabrice, quant à eux, appuient sur l'aspect sitcom de Dad en parodiant les parangons du genre, les telenovelas, et Cromheecke et Thiriet consacrent leur Bulletin d'abonnement aux jeux vidéos, dont les DA sont désormais indissociables.

L'animal de Humboldt de Flix prend un curieux tournant en présentant un marsupilami maladroit, le temps d'une courte séquence, mais surtout en transformant soudainement un personnage jusque là très sympathique, et allié, comme un traitre arriviste et obséquieux, alors que rien n'annonçait cela chez lui.

Didier Pasamonik est lui emporté par l'enthousiasme de l'exposition dont il est commissaire en proclamant que "L'espoir malgré tout" est "l'œuvre la plus importante sur la Shoah depuis Maus d'Art Spiegelman."

Enfin, le supplément de la semaine, une mini BD en agréable format à l'italienne de Princesse Barbare (dont je causais justement la semaine dernière, qualifiant encore son style, en reprenant les termes de Nob, de "cartoon et rythmé"), a un titre si subtil qu'il est trompeur: Une aventure sans Spirou ni Fantasio, signifie bien que seule l'aventure, vécue par Spip, se déroule sans Spirou ni Fantasio, qui sont toutefois bien présents dans l'histoire... Et au passage, Spip prenant un pantalon de sport rouge pour celui de Spirou règle définitivement, je l'espère, le faux problème de l'uniforme de Spirou.

P.S.: Approche de Noël oblige, une pub (en BD) pour des jeux sans rapport avec Spirou me fait nuancer mon affirmation de la dernière fois selon laquelle Spirou ne publie désormais que des pubs pour des albums publiés par Dupuis et consorts.
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par richard »

heijingling a écrit : mer. 9 nov. 2022 17:30 je me suis pris au jeu. J'essaie de maintenir une balance entre le factuel et l'analyse, et si il y a des gens que cela intéresse, tant mieux, même si ils ne sont pas d'accord avec ce que j'écris. Mais jusqu'à présent, personne n'a exprimé un désaccord, comme quoi, je dois être dans le bon :ouah:
Puisque personne n'a exprimé de désaccord, il est temps que je dise tout le bien que je pense de cette rubrique tout en pensant très souvent le contraire de ce qui s'y exprime. Pour autant je prends toujours beaucoup d'agrément à la lire, c'est vif et subjectif, j'adore !
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par heijingling »

richard a écrit :Puisque personne n'a exprimé de désaccord, il est temps que je dise tout le bien que je pense de cette rubrique tout en pensant très souvent le contraire de ce qui s'y exprime. Pour autant je prends toujours beaucoup d'agrément à la lire, c'est vif et subjectif, j'adore !
Merci pour les fleurs. Tu es plutôt en désaccord sur les goûts et dégoûts, ou sur mes interprétations?
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Gaston Lagaffe
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par Gaston Lagaffe »

Ce qui est bien je trouve est que tu as une grande connaissance de l'histoire du journal de Spirou et tu peut faire des comparaisons avec les autres époques. :ouah:

Concernant les héros enfants dans le journal de Spirou, dans les années 60 il y avait Boule et Bill, La Rimbambelle et Sophie pour nommer les plus connus et t'as oublié la Patrouille des castors. Ça me d'ailleurs penser qu'il semblerait qu'il y avait deux sortes de séries stéréotypes mettant les enfants durant ses années là les scouts (il y avait Les 3as chez Tintin) et les groupes de gamins qui jouent dans la rue (Totoche, Les AS, Le Club des peurs de rien.....).

J'ai vraiment l'impression que l'explosion des héros enfants c'est fait dans les années 80 avec Cédric, Petit Spirou, Billy (okay il devient un chat, mais il reste un enfant) et est venu ensuite Kid Paddle, Tamara, Titeuf, Ducobu, Seuls......

D'ailleurs un truc qu'on retrouve pas dans les bds modernes et qui selon moi faisait la richesse de séries comme Spirou, Tintin ou Tif et Tondu c'est le mélange de genre dans une même série jeunesse: un album pouvait être du pur polar, un autre du fantastique ou de la science-fiction et parfois même juste humoristique (genre Panade ou Les Bijoux). Même une série comme Black et Mortimer très orienté dans un genre (la SF) avait des albums au ton différent (le Collier, la Pyramide). Là j'ai l'impression que tout est orienté vers un genre précis et puis c'est tout.

Sinon, je suis content de savoir que le Spirou de Bravo est l'oeuvre la plus importante sur la Shoah vu que Bravo montre même pas les camps de concentrations. :noel: Et la série sur les ADS me fait un peu peur, j'ai l'impression qu'on va avoir un sous-Les Enfants de la Résistance (une bonne série). Et puis il y a pas eu assez de Spirou se passant dans les années 40 comme ça ? Pourrait pas faire un truc dans les années 70-80 pour changer. :mrgreen:
Vive Gil Jourdan !
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par heijingling »

Gaston Lagaffe a écrit : Concernant les héros enfants dans le journal de Spirou, dans les années 60 il y avait Boule et Bill, La Rimbambelle et Sophie pour nommer les plus connus et t'as oublié la Patrouille des castors. Ça me d'ailleurs penser qu'il semblerait qu'il y avait deux sortes de séries stéréotypes mettant les enfants durant ses années là les scouts (il y avait Les 3as chez Tintin) et les groupes de gamins qui jouent dans la rue (Totoche, Les AS, Le Club des peurs de rien.....).
J'ai vraiment l'impression que l'explosion des héros enfants c'est fait dans les années 80 avec Cédric, Petit Spirou, Billy (okay il devient un chat, mais il reste un enfant) et est venu ensuite Kid Paddle, Tamara, Titeuf, Ducobu, Seuls......
Oui, il y en a un peu plus dans les années 60, mais en effet c'est à partir de la fin des années 80, soit sous Pinchart, qu'ils se multiplient au détriment de personnages moins complaisants. J'ai sciemment omis Les castors car, en dehors de leur âge, rien ne distingue leurs aventures de celles des autres héros de Charlier, ils auraient pu avoir 10 ans de plus que cela n'aurait rien changé (sauf qu'ils auraient été un peu vieux pour des scouts :ouah: ). Il est vrai aussi que, comme tu le dis, suivant Titeuf, Ducobu, Spirou n'a fait que suivre une tendance générale de l'édition de BD.
Gaston Lagaffe a écrit :D'aillleurs un truc qu'on retrouve pas dans les bds modernes et qui selon moi faisait la richesse de séries comme Spirou, Tintin ou Tif et Tondu c'est le mélange de genre dans une même série jeunesse: un album pouvait être du pur polar, un autre du fantastique ou de la science-fiction et parfois même juste humoristique (genre Panade ou Les Bijoux). Même une série comme Black et Mortimer très orienté dans un genre (la SF) avait des albums au ton différent (le Collier, la Pyramide). Là j'ai l'impression que tout est orienté vers un genre précis et puis c'est tout.
Ben oui, depuis que les éditeurs ont été remplacés par des marketeurs, le public est devenu un marché, et celui-ci est segmenté, comme au Japon (seinen, shonen,...)
Gaston Lagaffe a écrit :Sinon, je suis content de savoir que le Spirou de Bravo est l'oeuvre la plus importante sur la Shoah vu que Bravo montre même pas les camps de concentrations. :noel: Et la série sur les ADS me fait un peu peur, j'ai l'impression qu'on va avoir un sous-Les Enfants de la Résistance (une bonne série). Et puis il y a pas eu assez de Spirou se passant dans les années 40 comme ça ?
T'exagères, il n'y a eu que les Spirou vus par Bravo (5 tomes), Yann et Schwartz, le Champignac Enigma, Ptirou de Sente et Verron, Le petit théatre de Spirou de Séverin :ouah: Merdia participation aurait tort de s'en priver, car financièrement cela marche bien, et en plus ils donnent l'impression d'être concernés.
Gaston Lagaffe a écrit :Pourrait pas faire un truc dans les années 70-80 pour changer. :mrgreen:
Demande directement un Spirou par Fournier et Janry, tant que tu y es :ouah:
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