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 Sujet du message: L'Historique complet 1938-1946
MessagePosté: dim 7 mai 2006 14:23 

Groaar!
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Comment Spirou a pu surmonter la guerre et évoluer jusqu'au succes de Franquin à la fin des années 40? C'est ce que nous allons voir dans cet article.

Jean Dupuis veut créer un nouveau journal de jeunes

En 1938, la B.D. belge sort des hebdomadaires confidentiels et des suppléments des quotidiens pour s'épanouir dans un journal local dont le rayonnement va bientôt devenir international. C'est l'éditeur Jean Dupuis qui se lance dans l'aventure. Homme de risque, plein d'imagination, il monte au début du siècle, à Marcinelle, dans la banlieue de Charleroi, une petite imprimerie sur laquelle va se fonder son empire.

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Les Editions Dupuis au début du siècle

Sa première inspiration est de découvrir que certaines impressions personnalisées, telles que les étiquettes de pharmacie, peuvent être faites de manière quasi industrielle et diffusées sur l'ensemble de la Belgique. L'entreprise prend de l'importance, brûle au cours de la première guerre mondiale, est reconstruite avec acharnement et plus rationnellement, et enfin s'ouvre à la presse et à l'édition. Bonnes Soirées, journal féminin, est lancé en 1923. Le Moustique (ci-dessous), plus familial, est créé en 1924 dans le même esprit : feuilletons de qualité et détente assurée.

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Un exemplaire du Journal "Le Moustique"

Il va suivre toute l'aventure de la radiodiffusion et - ultérieurement - de la télévision, et reste le journal de programmes le plus lu en Belgique. Les parents pourvus en lecture, demeurent les enfants qui, à l'époque, ne peuvent guère trouver dans les kiosques que les publications françaises, parfois fort peu adaptées aux besoins locaux. Spirou naît de ce constat. Le titre choisi par Jean Dupuis est en luimême tout un programme : spirou, en effet, désigne en wallon un gamin vif et déluré. Son journal va refléter cet esprit et rester, des générations durant, l'enfant chéri quoique parfois turbulent des Editions Dupuis. L'époque est au grand format. Spirou naît donc, le 21 avril 1938, sur seize pages 28 x 40 cm.

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Les 3 premiers numeros du Journal de Spirou. © Rob-Vel & Dupuis 1938

Spirou est créé, il faut le remplir

Les B.D. américaines d'agence, fournies à bas prix, ont conquis le marché, et sont naturellement au programme. C'est ainsi que l'on voit défiler Dick Tracy, Red Ryder, ramenez les vivants, Tex le Cowboy, Brick Bradford, Superman et Bob l'aviateur. Mais l'essentiel est de former une équipe maison qui, petit à petit, assurera la relève. Pour la bande titre, le choix se porte sur le dessinateur parisien Robert Velter (Rob-Vel) qui vient de créer Toto dans l'hebdomadaire du même nom. Spirou est à l'origine groom au Moustic-Hôtel, en référence au grand journal satirique des Dupuis. Personnalités belges et situations locales alternent avec de grandes aventures exotiques et même spatiales. Rob-Vel assure un lancement solide au personnage et lui adjoint bientôt un écureuil, le Spip, source intarissable de gags.

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La découverte de Spip par Spirou en 1939

Un ancien colonial à l'humour truculent et l'imagination débordante, Fernand Dineur, crée, dès le premier numéro, Les Aventures de Tif. Au numéro 5, il lui adjoint Tondu, le barbu hirsute, et promène désormais ce duo gouailleur à travers la planète, dans des aventures vite esquissées mais à la verve toujours renouvelée.

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Les tout premiers Tif et Tondu par Fernand Dineur

Ces personnages deviennent rapidement populaires et, en 1949, après une brève intrusion des deux aventuriers dans Héroic-Albums, les Editions Dupuis en rachètent les droits et confient l'exécution à Will, qui modernise leur graphisme un peu désuet. Dans ce premier numéro, Rob-Vel crée également un couple de matelots (Bibor et Tribar) et sa femme, Davine, illustratrice des éditions Dupuis, un mélodrame : Les aventures de Zizette.

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Les aventures de Zizette par Davine & Rob-Vel

F. Vanhamme illustre l'Histoire romantique des anciens Belges, de Jules Sottiaux, et une importante partie rédactionnelle crée un climat de dialogue qui trouve son aboutissement dans la création du Club des A.D.S. (Amis de Spirou) en août 1938. Bientôt, un maître-d'oeuvre se détache dans l'équipe de Marcinelle. Jean Doisy, adaptateur et auteur de romans policiers, trouve sa véritable voie comme rédacteur en chef de l'hebdomadaire. Il occupe ce poste jusqu'au début des années cinquante, créant un contact avec les lecteurs pratiquement unique dans la presse de l'époque. Si Spirou a pu prendre le temps de choisir et lancer sa propre équipe de dessinateurs, c'est en grande part au succès de la partie rédactionnelle et des rubriques très personnalisées qu'il le doit! Spirou finit par quitter le Moustic Hotel, en 1939, accompagné de Bill Money qui vient de racheter l'hotel et est entrainé dans sa première grande aventure : l'héritage, où il fait tout pour déjouer les plans de Jim Rascal, le cousin malhonnete de Bill qui veut à tout prix s'emparer de l'héritage. Spirou voyage un peu partout au fil de ses aventures pour se retrouver au Far-West en 1940.

Jijé rejoint l'équipe en 1939, avec sa première série, Freddy Fred aux Indes, ou Le Mystère de la Clé lndoue. Jeune reporterdétective à la Tintin, Freddy Fred ne connaît que cette unique aventure, reprise peu après par Le Croisé où elle demeure inachevée pour cause d'invasion. Jijé entre à fond dans l'épopée du journal naissant et, très rapidement, ne travaille plus que pour lui. L'une des constantes de l'esprit Dupuis s'impose à lui : créer des personnages qui puissent durer, connaître de nombreuses aventures, voir même éventuellement d'autres auteurs se pencher sur leur carrière. Il essaie donc de lancer des héros moins éphémères : Trinet et Trinette dans l'Himalaya les promène sur le Toit du Monde, tandis que la seconde, Du sang sur la neige (1941) demeure inachevée. Mais l'idée de base de cette énigme policière et son découpage sont réutilisés plus tard dans une histoire de Blondin et Cirage, Kami/io/a. Quant à Martel, l'oncle de Trinet, c'est une préfiguration timide de Jean Valhardi.

Spirou est interrompu par les allemands pendant un courte période

Douloureusement, l'invasion due à la guerre interrompt la publication de Spirou du 9 mai au 22 août 1940. Rob-Vel est un instant coupé de la rédaction, et est envoyé au front. Sa femme, Davine, avec l'aide du peintre Luc Lafnet, va reprendre Spirou en plein milieu de l'épisode "Le fils du milliardaire".

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Les aventures de Spirou par Davine. © Davine & Dupuis 1939

Au bout d'un moment, cepandant, l'éditeur doit se rendre à l'évidence, les planches de Davine ne parviennent plus de Paris (Ou Rob-Vel et sa famille habitaient) car les frontières France/Belgique étaient coupées à cause de l'occupation. Dupuis demande alors à un auteur Belge de reprendre Spirou pour cette période, évitant ainsi de devoir passer des planches de France en Belgique.

Jijé prend alors la relève de Spirou pendant quelques mois, fin 40, préfigurant ainsi sa future reprise du personnage, Jijé devient d'ailleurs l'homme orchestre du journal, en cette période troublée : seul dessinateur polyvalent à la disposition des éditeurs, il les dépanne à chaque fois que des planches manquent (Red Ryder et Superman) prouvant ainsi qu'il n'est pas seulement un dessinateur comique. Valhardi n'est pas loin ; le premier grand dessinateur réaliste belge se profile. La guerre pose des problèmes particulièrement aigus aux éditions Dupuis. Le journal perd son grand format pour adopter, le 24 juillet 1941, le format 20/28 qui devient la règle pour les hebdomadaires destinés à la jeunesse. Parallèlement, il tombe de 12 à 8 pages et se voit privé de la plupart des grandes séries étrangères d'appoint. Pour pallier ce vide, la production locale est activée.

Le 13 février 1941, le peintre F. Vanhamme lance sa seule et unique grande bande dessinée : une croisière fantastique et pleine d'histoires de pirates à bord du Vaisseau Fantôme. Cette série délirante, avec son mysticisme et ses obsessions religieuses, ses fantasmes et les trognes hallucinantes de ses pirates déchaînés, est certainement, et malgré de fréquentes inégalités dans le dessin, une des ceuvres les plus marquantes que produisit la Belgique pendant une guerre pourtant riche en créations et nouveaux espoirs. En dépit du temps écoulé, le personnage du capitaine Vicking demeure envoûtant, pèlerin de l'amour filial traversant un univers de tempêtes, d'abordages et de malédictions. Une réussite qui est liée à la mise en couleurs initiales, impossible à restituer en noir et blanc. La même année voit paraître deux aventures de Paul Cartier, reporter-détective, assez maladroitement dessinées par le journaliste-voyageur Joë Ceurvost. Maurice Tillieux, jeune marin cloué au plancher des vaches, commence à collaborer timidement à Spirou (sous le pseudonyme M. Til) et illustre les diverses chroniques (sport, Fureteur, etc.)

Jijé se révèle soudain un maître, sur deux fronts différents, du dessin réaliste. Il commence un Don Bosco au rythme échevelé, salubre biographie qui va tenir les jeunes lecteurs en haleine pendant près de deux ans. L'album correspondant paru à la fin de la guerre va connaître un tel succès qu'il va sauver l'imprimerie d'échéances dramatiques.

Doisy imagine un personnage enquêteur pour une compagnie d'assurances dont il propose l'illustration à Gillain qui accepte et réalise une étonnante suite de décors, bagarres, poursuites rocambolesques sur un scénario assez touffu. Valhardi (Ci dessous)devient le grand copain sympathique de toute une génération de jeunes. Le mythe Valhardi, la fameuse poignée de main dévastatrice, demeure un des grands éléments de culture commune aux jeunes belges de 1942 à 1948, également regroupés pour la plupart dans le club des A.D.S., qui connaît un développement phénoménal au cours de la guerre.

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Valhardi Detective, Par J. Doisy et Jijé

Le sens du dialogue de Doisy, la pénurie de distractions, des séances théâtrales - principalement de marionnettes - dans toute la Belgique, et un code secret appartenant aux seuls adhérents, permettent au CLub de conserver un vif enthousiasme pour un journal que l'on devine de plus en plus menacé. L'Epervier Bleu, de Sirius, démarre le 23 juillet 1942. Cet aventurier désinvolte, bagarreur impénitent, témoigne du nouvel intérêt des jeunes dessinateurs belges pour le genre réaliste. Poète dans Bouldadar, Sirius emprunte la voie la plus dure pour son entrée à Spirou. Le public va suivre massivement.

Cette même année, Jijé se lance sur les traces de Christophe Colomb et improvise une biographie colorée et passionnante du grand amiral qui a découvert cette Amérique d'où l'on attend alors la délivrance. Le journal n'est décidemment pas dans la ligne souhaitée par l'occupant, et Jean Doisy connaît des démêlés comico-épiques avec le délégué de la Propaganda Abteilung - un certain Kreft, heureusement fort peu nazi et plein d'humour malgré la gravité de l'heure.

Spirou est censuré mais la résistance s'organise!

La censure s'abat brusquement au moment où le vent tourne. Le 2 septembre 1943, un décret des autorités d'occupation interrompt la carrière du journal. Spirou entre en hibernation, mais l'esprit veille ! Dès la fin du mois sort un album de 44 pages (L ' Espiègle au Grand-Coeur, ci dessous).

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L'Espiègle au Grand Coeur, petit album paru fin 43 pour contrer la censure de l'occupant

Ce petit album contenait tout simplement la suite des séries qui étaient en cours dans le journal (Bob l'Aviateur, Christophe Colomb, Tif et Tondu, L'Epervier Bleu, etc.) ainsi que le début d'une nouvelle fantaisie poétique de Sirius, Caramel et Romulus, et, sans doute le plus important, la création d'un Fantasio étourdissant, dont les frasques, dues à Jijé, donnent à Spirou sa véritable dimension.

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La création de Fantasio par Jijé, sur la demande de Jean Doisy, dans l'Espiègle au Grand Coeur, Septembre 1943

Toujours sous la demande de Doisy, Jijé prend alors definitivement la relève de Rob-Vel et est le second dessinateur à faire évoluer Spirou. La demande de Doisy de créer Fantasio venait tout simplement du fait qu'il animait deja depuis quelques temps dans le Journal une rubrique loufoque "Voyez vous les erreurs?" (ci dessous) Et qu'il signait "Fantasio"! Il a donc tout naturelement voulu concretiser ce personnage en l'incluant dans les aventures de Spirou!

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Voyez vous les erreurs? Une rubrique loufoque du Journal animée par J. Doisy qu'il signait sous le nom de "Fantasio"

Malheuresement, la censure abattu sur le Journal n'est pas prête de se lever, alors les éditions Dupuis décident, après L'Espiègle au Grand-Coeur, de sortir un second album, prévu pour le 15 octobre 1943, Pour se dissimuler encore mieux à l'occupant, il prend le nom d'Almanach Spirou 1944, qui sur 160 pages achève les aventures de Spirou et Valhardi commencées dans L'Espiègle, y adjoignant également un épisode de Red Ryder complété par Jijé et la fin d'un Tif et Tondu.

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L'almanach Spirou 1944, second album paru pour contrer l'interdiction de paraitre du Journal.

Un troisième petit album cartonné semblable au deux premiers, est également prévu pour le debut de 1944 et son nom devait etre : "Belle Humeur". Malheuresement, l'occupant s'étant apercu de la supercherie, cet album n'aura jamais lieu. Sabordé par l'occupant, Spirou est en 1944 définitivement fini et n'a plus aucune chance de refaire surface.

Cepandant, les troupes allemandes reculent de plus en plus en Belgique durant toute l'anée 1944. La Liberation est proche et après un an d'absence, le Journal réaparait le 5 octobre 1944 dans un numero spécial, Qui connaitra un véritable triomphe. (Ci dessous)

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Le fameux numero spécial de la Liberation. Vous pouvez cliquer pour agrandir.

Dans un long article, le Redaction explique et peut enfin s'exprimer librement, sans risque de censure sur l'arret dont a été victime Spirou durant toute l'année 1944. Voici d'ailleurs un extrait de cet article :

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Vous pouvez lire l'article dans sa totalité en cliquant ici.

Dans le même numéro débute Jean-Michel Charlier avec une chronique de vol à voile tandis que Dineur poursuit les aventures des immortels Tif et Tondu partis bouffer du japonais et rééduquer les teutons. Les frontière étant encore fermée, Spirou n'a plus accès au BD américaines qui representaient 70% du Journal avant le guerre. Spirou ne publie alors que des bandes dessinées de production nationale, malheuresement, à l'époque fort peu nombreuses. Le journal tombe à huit pages la semaine suivante puis passe à douze.

Agrandir l'équipe devient alors une question de vie ou de mort. Le journal voit la famille Dupuis s'intéresser de plus en plus à son fonctionnement. Un seul bureau sert de rédaction et il n'existe pratiquement pas de rédaction en chef si ce n'est Doisy-Evrard qui apporte régulièrement le fruit de sa machine à écrire et une certaine idée du journal peut-être un peu dépassée.

l'école de Marcinelle se met progressivement en place

De nouveaux dessinateurs s'infiltrent alors comme ils le peuvent par toutes les ouvertures offertes. Atout parallèle : Le moustique, journal radio des éditions Dupuis où peuvent se rôder les dessinateurs encore trop malhabiles pour aborder la bande dessinée dans Spirou. Privé également de ses sources habituelles de gags étrangers Le Moustique lance une solide équipe d'humoristes qui se retrouvent plus tard dans les pages de Spirou. On y voit des pages hâtivement improvisées ou se rôdent Maurice Tillieux, Marcel Antoine, Jean Kitt qui devient le grand maître ès couvertures humoristiques,...

Viennent ensuite Peyo et aussi Jijé qui y redessine son célèbre Don Bosco. Par la suite les dessinateurs belges sont remplacés par des dessinateurs étrangers tandis que les dessinateurs belges se retrouvent dans le journal Spirou. Dessinateur polyvalent ayant déjà fait rêver plusieurs générations de lecteurs, Joseph Gillain dit Jijé est un des grands pôles d'attraction du journal. Il fait travailler auprès de lui de jeunes dessinateurs aujourd'hui fameux : Franquin, Morris, Will et Eddy Paape. Certains d'entre eux, logeant d'abord dans le grenier de Jijé à Waterloo, puis travaillant dans un studio (loué à Bruxelles par les éditions Dupuis pour abriter l'éclosion de l'équipe naissante), Cette équipe Bruxelloise sera par la suite appelée par certains critiques l'école Marginale avant de devenir la célébrissime Ecole de Marcinelle, ou encore la fameuse Bande à quatre. Jijé travaille alors sur "Spirou et l'aventure"

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Un extrait de Spirou et l'Aventure par Jijé. (C) Jijé & Dupuis 1945

Mais les apprentis de Jijé n'ont pour l'instant aucun terrain ou faire leurs preuves, si ce n'est le Moustique, ou il ne peuvent faire qu'un ou deux dessins, par ci par la. L'opportunité va se présenter début 1946, lorsque les Editions Dupuis vont sortir l'Almanach Spirou 1947. Franquin va alors s'y tester dans son tout premier Spirou : Le tank (et va même dessiner la couverture de cet almanach), Morris y expérimente son tout premier Lucky Luke (qui allait faire du chemin), et Paape s'y entraine pour sa future reprise de Jean Valhardi.

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La couverture de ce fameux almanach, dessiné par le tout jeune Franquin. (C) Franquin & Dupuis 1946

Gillain rêve de partir en Italie pour y redessiner son "Don Bosco" de facon plus rigoureuse, et La nouvelle Equipe ainsi formé a connu un franc succès dans l'almanach. Pour se libérer de ses personnages, il distribue donc Spirou à André Franquin, qui le reprend en plein milieu de l'épisode "Les maisons préfabriquées" et donne Valhardi à Eddie Paape.

Nous sommes en 1946. Cette nouvelle Equipe va faire complètement décoller le journal. Franquin va bien vite abandonner les petites histoires telle que la vieille dame, St Nicolas, ou le pharmacien, pour se consacrer en 1947 à sa première grande aventure avec un grand "A" : l'Heritage, qui lui donnera definitivement auprès des lecteurs une grande popularité, tant cet épisode est étonnant d'humour, d'aventure et de vitalité pour ce jeune debutant d'à peine 22 ans.

André Franquin restera à la barre de Spirou jusqu'en 1968. La relève a donc été pour le moins assurée!


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