Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

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heijingling
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Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...

Message par heijingling »

Tout d’abord, un erratum : j’avais écris textuellement, concernant l’histoire de Seccotine ayant débuté dans le numéro précédent : "un gag (involontaire) lorsque Fantasio exprime son septicisme ironique devant l’intérêt de l’enquête sur la disparitions d’animaux que Seccotine va mener, comme un retour du fait refoulé que Seccotine lui avait damé le pion sur le même sujet dans Le gri-gri du Niokolo Koba."  Je devrais me relire plus sérieusement avant d’oser de nouveau parler de gag involontaire, en faisant un moi-même lorsque je refoule moi-même que c’était Ororéa et non Seccotine l’héroïne du Gri-gri du Niokolo Koba. Je ne parlerai pas des raisons psychologiques certainement honteuses qui m’ont fait écrire ce lapsus malheureux, et espère que le lectorat aura rectifié de lui-même.

Numéro 4583 du 09/02/2026

Ici un aperçu du numéro: https://spirou.com/special-saint-valent ... r-sauvage/

Un spécial Saint-Valentin, qui permet de voir combien la société a changé durant les décennies qu’existe Spirou : un numéro sur un tel sujet qui aurait été impensable jusque dans les années 60 apparaît aujourd’hui au contraire presque désuet mais, amour oblige, il est traité avec moins de distance que Noël. Ce numéro contient donc trois histoires complètes sur le thème, dont un Amour sauvage en couverture, celui des marsupilamis, pour une historiette de trois pages de Batem sur scénario de Ced et couleurs de Cerise, importantes dans ces planches qui regorgent de couples d’animaux, dont le traditionnel jaguar, et ramènent Bring M. Backalive muni d’un appeau imitant le marsupilami femelle avec lequel il tente d’attirer un marsupilami mâle solitaire. L’histoire est suivie d’un sympathique Tuto de Batem construit en séquence animée sur la rencontre de marsupilamis mâle et femelle. Puis suit une histoire dessinée par Yoann dans un trait très simple et délié en couleurs directes aquarellées, pour porter la vivacité du petit singe Sapajou, héros de l’histoire qu’a imaginée Lewis Trondheim, qui s’est amusé à lui donner un collier magique qui lui procure le pouvoir de Ralph Azam de faire apparaître des fantômes, et avec lequel il va tenter de séduire une des sapajoues de ses rêves, histoire quelque peu étrange commençant cruellement pour continuer vers du fantastique et se terminer avec des fantômes de dinosaures, tout cela en quatre pages, aucune des parties n’ayant été développée alors qu’elle portait des promesses d’histoire plus longue. Enfin, une dernière historiette étrange, de Waltch, dont le titre est d’ailleurs Des amoureuses bizarres, sur un écolier ayant le pouvoir de deviner l’avenir à travers les lettres de Saint-Valentin qu’il reçoit, et comme pour l’histoire de Yoann et Trondheim, j’ai eu la sensation que les auteurs ont ouvert des portes pour ne pas les franchir. Par contre, les Jeux de Tyst sur la Saint-Valentin sont à la hauteur de leur format, deux pages en miroir pour un immense jeu des trente différences entre des animaux de la jungle palombienne. Une autre réussite du numéro est la double page de mots d’amour de lecteurices, illustrés de dessins d’amour d’auteurices de Spirou à des collègues, souvent aussi amusants que surprenants.

Dans les gags sur le thème de la Saint-Valentin, je retiens Manoir à louer avec des clients et employés d’un salon de tatouage aux têtes énormes et monstrueuses, étonnament bien plus que celle de la vampire du manoir, jolie dans son genre, L’édito des Fabrice dans leur veine opportuniste, Fish n chipsTom se renouvelle toujours sur le sujet de la pollution des mers, et un Working dead enfin répugnant.

Seccotine poursuit son enquête à Champignac, elle conduit apparement toujours aussi distraitement que dans Le nid des marsupilamis, elle a par contre beaucoup perdu en peps (même dans la scène où elle est éjectée de son vélo elle est molle comme du linge), en revanche, le dessinateur Elric offre à ses lecteurs coquins une scène de fan service de Seccotine nue dans sa douche. Des chapitres de Frnck et Les boutiques fantastiques de la rue Fratastic tout en action, l'un particulièrement réussi par Olivier Bocquet et Brice Cossu qui ébourrifent deux scènes d’action déjà très prenantes (des attaques par des animaux préhistoriques) en les découpant avec de l’humour graphique.

Deuxième semaine consécutive de publicité pour le film Marsupilami, caractéristique des affiches des comédies françaises depuis plus de 20 ans, acteurices entassés en pieds sans aucun décor, sur fond blanc de préférence, aussi attirant et esthétique qu’un paquet de chips premier prix. Enfin Bercovici et Nob se sont chacun amusé à représenter plusieurs personnages du journal (et d’ailleurs), de Raowl à Seccotine pour le premier dans le test spécial Saint Valentin « Avec quel personnage du magazine pourriez-vous vous marier ? » , et du Schtroumpf à lunettes à Astérix (avec des lunettes) , Gaston (itou) et Mickey (ter) dans le feuilleton Dad’s not dead pour le second, où il exprime son envie de reprendre un personnage qu’il aimait petit.
" Monólogo significa el mono que habla solo." Ramón Gómez de la Serna dans ses Greguerías.
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